Adrar (sahara)!

Adrar (sahara)!
Le grand plateau désolé qui entoure Adrar et domine les oasis de l'oued Messaoud (cette région que l'on désigne sous le nom de Touat) a l'aspect d'un sol lunaire, d'un blanc sale.

Toute fois une terre violacée apparaît dés que l'on gratte la surface. Le fond même de la piste Adrar-Reggane, dur et sévèrement ondulé, présente cette teinte aubergine.

Toute la ville d'Adrar, comme les oasis satellites est construite de cette terre colorée, sorte d'argile durcie au soleil, que les pluies rares mais violentes délitent rapidement.

Ce matériau fruste et beau, mais rudimentaire, a imposé une architecture particulière. Les volumes sont simples, massifs, les maisons n'ont pas d'étage.

La décoration tient dans quelques enjolivements à la chaux blanche et surtout dans des sortes de festons ou de créneaux faits de moellons disposés suivant des triangles ou des losanges. Ce style s'est répandu jusqu'au sud du Tropique où il est connu indûment sous le nom d'" architecture soudanienne ".

Cette intrusion du Soudan s'explique par le rôle de relais joué durant des siècles par le Touat. A mi-chemin entre les pays de la savane et ceux de la Méditerranée, Adrar s'imposait comme un centre d'échanges.

Des communautés juives n'ont pas été étrangères à la prospérité commerciale du Touat. Mais la route du commerce pouvait éventuellement devenir celle de l'invasion.

Des ksour fortifiés s'élevèrent. Il n'en reste plus ici et là que de romantiques pans de murs, et la région vit désormais d'une sage et intelligente agriculture que favorise une ancestrale technique d'irrigation : les " foggaras ".
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# Posté le mardi 28 juin 2005 08:25

Les palmeraies (Adrar)!

Les palmeraies (Adrar)!
Toutes les palmeraies, les places et les rues de la ville elle-même sont traverses par des alignements de puits protégés par une margelle en moellons d'argile rouge.

Au fond, à deux mètres, mais plus souvent à huit ou dix mètres de profondeur, coule un ruisseau d'eau claire.

Les puits sont des regards permettant l'entretien des cours d'eau souterrains longs parfois de plusieurs dizaines de kilomètres.

Creusées judicieusement suivant une science aujourd'hui oubliée, ces foggaras drainent l'humidité du sous-sol. Leur réseau dans le Touat était évalué avant guerre à prés de trois mille kilomètres.

Un procédé sensiblement identique est connu en Iran sous le nom de " qanats ".

De nos jours, l'adduction d'eau par pompage complète le système des foggaras. Il en résulte des jardins étonnamment prospères pour cette latitude. Dans lesquels l'orge, les primeurs. les légumes tiennent les premières places.

# Posté le mardi 28 juin 2005 08:26

Reggane (Adrar)!

Reggane (Adrar)!
Reggane, oasis la plus méridionale du Touat, fait office de ville-frontière, bien que le Mali soit à 700 km plus au sud.

Mais aucune agglomération ne jalonne la piste qui traverse le Tanezrouft, le célèbre " désert de la soit''. au centre duquel les savants français firent les premiers essais de leur bombe atomique.
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# Posté le mardi 28 juin 2005 08:27

Timimoun (ville pres d'Adrar)!

Timimoun (ville pres d'Adrar)!
L'eau vive court dans toutes les directions, canalisée par un savant réseau de rigoles. Jaillissant des «foggaras à la base de la falaise qui porte Timimoun, l'eau est répartie à bon escient grâce à un système de peignes ou de râteaux de pierre d'où s'échappent de multiples rigoles.

Elle se trouve à ce point en suffisance qu'il y a possibilité d'alimenter un lavoir.

La grande rue de Timimoun s'étire sur cent mètres de long environ. Des portiques de style dit «soudanais», un petit kiosque, un chameau d'argile servant de fontaine constituent l'essentiel des beautés monumentales de la ville.

# Posté le mardi 28 juin 2005 08:28

La sebkha (Timimoun)!

La sebkha (Timimoun)!
C'est une suite ininterrompue de vues plongeantes sur des villages, ici dispersés dans de maigres palmeraies assaillies par le sel et le sable, là groupés au pied d'étonnants châteaux forts enrochés sur un piton détaché de la falaise et construits dans la terre rouge du pays : les ksour, véritables burgs médiévaux du Sahara.

Les hauts murs parfois crénelés servaient de rempart enserrant les habitations comme les alvéoles d'une ruche.
Mais il y a beau temps que les rezzous des pillards chaambas ou touaregs ne sont plus à redouter, et ces impressionnants ensembles aujourd'hui abandonnés sont réduits à l'état de ruines sous l'effet des vents et des pluies, ceux-là permanents, celles-ci rares mais violentes. Depuis- plusieurs générations, les habitants sont installés sous les palmiers dans des demeures plus spacieuses, cubes bruns entourés de murs et dont la terrasse est couverte de palmes.
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# Posté le mardi 28 juin 2005 08:29